Extraits de Chine

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Washington soumet Pékin à un pilonnage de sanctions pour des motifs politiques, une première. Mais la défense des droits de l’homme sert aussi un autre objectif : ralentir le géant asiatique dans sa quête technologique

Source : Le Monde.fr du 18 juillet 2020 article de Brice Pedroletti

Mike Pompeo évoque les cas de deux citoyens canadiens détenus en Chine depuis 2018, lors d’une conférence de presse à Washington, le 1er juillet.

Mike Pompeo évoque les cas de deux citoyens canadiens détenus en Chine depuis 2018, lors d’une conférence de presse à Washington, le 1er juillet. MANUEL BALCE CENATA / AFP

Un peu plus de deux ans après la guerre commerciale déclarée par le gouvernement Trump à la Chine, les Etats-Unis ont ouvert de nouveaux fronts pour exercer des pressions sur Pékin, au nom des principes qu’ils défendent et au moyen de lois extraterritoriales. L’offensive porte sur des questions politiques – l’autonomie pour Hongkong, les droits de l’homme pour la région du Xinjiang, et l’espionnage pour Huawei et les médias officiels chinois aux Etats-Unis, désormais désignés comme des « missions étrangères ».

« C’est la première fois depuis Tiananmen, en 1989, que des sanctions aussi systématiques sont prises contre la Chine. A l’époque, c’était un massacre. Là, cela punit la répression, mais ce qui est visé, c’est l’affirmation de puissance chinoise. La vraie question est désormais : Peut-on laisser une dictature devenir la première puissance mondiale ? », analyse le sinologue Jean-Pierre Cabestan, de l’université baptiste de Hongkong. 

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Le président chinois Xi Jinping et des responsables chinois assistent à la session de clôture de l’Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Palais du Peuple à Pékin, le 28 mai.

Le président chinois Xi Jinping et des responsables chinois assistent à la session de clôture de l’Assemblée populaire nationale (APN) au Grand Palais du Peuple à Pékin, le 28 mai. Photo : CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS

Que retenir de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois, qui s’est tenue du 22 au 28 mai ?  demande Le Monde dans son édition du 28 mai 2020. Réponse de Frédéric Lemaître, auteur de l'article : "Cinq éléments. La désignation d’un adversaire : les Etats-Unis. Une expression : « Une nouvelle guerre froide. » Deux foyers de tensions : Hongkong et Taïwan. Une absence exceptionnelle : la prévision de croissance annuelle. Une présence qui l’est tout autant : celle des masques, qui rendent encore plus impénétrables les visages des députés."

Source : Le Monde du 28 mai 2020, Article de Frédéric Lemaître

Cinq éléments étroitement liés. Le Covid-19 a ajouté une raison sanitaire au découplage économique que Donald Trump tente de mettre en place. Le 22 mai, les Etats-Unis ont mis trente-deux nouvelles sociétés chinoises sur leur liste d’entreprises indésirables sur le sol américain. S’ils hésitent à suivre Washington dans sa croisade contre Huawei & Co, les Européens jurent ne plus vouloir dépendre de l’industrie pharmaceutique chinoise. De leur côté, les Japonais subventionnent leurs entreprises pour quitter la Chine. Pour la principale gagnante de la mondialisation économique, une parenthèse ouverte en 2001 avec son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce se referme.

Le président Xi Jinping en a tiré les leçons, samedi 23 mai, devant les conseillers économiques. La Chine est « confrontée à un grand nombre de défis internationaux, notamment la récession économique mondiale, la forte baisse du commerce et des investissements mondiaux, les turbulences des marchés financiers mondiaux, les restrictions aux voyages mondiaux, les revers de la mondialisation économique, le protectionnisme de certains pays et l’augmentation des risques géopolitiques », a-t-il reconnu. 

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L'entretien qui suit, publié dans son intégralité, est paru dans Le Monde du 10 août 2019. L'analyse fine de Kevin Rudd, mérite selon moi, cette publication in extenso.

Source : Le Monde du 10 août 2019. Entretien réalisé par Arnaud Leparmentier, correspondant du Monde à Washington.

b2ap3_thumbnail_158f240ba54bf8d65e4814c75ec0c4c4.jpg Kevin Rudd

ENTRETIEN

Kevin Rudd, ancien premier ministre travailliste d’Australie, est le président de l’Asia Policy Institute, un think tank de New York destiné à favoriser les relations des Etats-Unis avec l’Asie. Il analyse les stratégies chinoises et américaines, alors que les tensions sont vives entre les deux géants.

Trente ans après Tiananmen, la révolte de Hongkong va-t-elle finir par être réprimée par Pékin ?

Je serais très surpris que les autorités de Pékin prennent ce risque. Une intervention militaire ou de police à Hongkong me semble très improbable : il y aurait une résistance féroce et elle coûterait beaucoup plus à la réputation de la Chine qu’elle ne rapporterait. Dans la hiérarchie des priorités de Pékin, Hongkong fait partie de la deuxième priorité, l’unité nationale, mais une intervention abîmerait la légitimité du parti, qui est la priorité première, et mettrait en danger l’économie – la troisième priorité. 

A Tiananmen, ce risque a été pris.

C’était beaucoup plus tôt et il s’agissait d’une affaire intérieure. Hongkong reste toujours un monde différent. Ce n’est pas Shanghaï, Donggang ou Wuhan. Certains craignent que le chaos à Hongkong se propage. Mais les Chinois du continent, même les dissidents, savent qu’une action similaire ne marchera pas. De surcroît, une intervention détruirait tout espoir d’unification pacifique avec Taïwan car le système « un pays deux systèmes » serait complètement mort.

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Voici trois informations lues cette semaine dans le "Quotidien du peuple", organe du Parti communiste chinois.

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• Chine-Vietnam : La Chine va ouvrir en juin 2019 sa première zone touristique transfrontalière avec le Vietnam dans la région de la cascade de Detian (province du Guangxi) appelée cascade de Ban bioc au Vietnam. La cascade, d’une largeur de 208m, dévale une falaise de 70m de haut sur trois niveaux.

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Selon le South China Morning Post, le grand quotidien de Hong-Kong, cité par le magazine français Courrier international dans son édition du 27 septembre 2018, la stratégie Made in China 2025 (MIC 2025) qui vise à faire monter en gamme l'industrie chinoise, irrite particulièrement les Etats-Unis. Moins par ses ambitions que par le soutien direct que lui apporte Pékin.

 

Source : South China Morning Post, 10 septembre 2018, repris par Courrier international du 27 septembre 2018.

 

En août, Redcore, une start-up chinoise peu connue, annonçait avec fierté  avoir "brisé le monopole américain" en développant un navigateur web inédit. Mais la gloire de l'entreprise pékinoise a été de courte durée: il est vite apparu que le logiciel contenait des traces de Google Chrome et Redcore a dû brusquement faire machine arrière. Cet incident illustre, du point de vue des Occidentaux, ce qu'ils estiment être une stratégie délibérée de Pékin  pour obtenir, de force, des transferts de technologies et procéder à des vols de propriété intellectuelle. Pour la Chine, il constitue un rappel du gouffre qui la sépare des Etats-Unis dans sa quête pour devenir une superpuissance technologique.

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N'en déplaise aux Occidentaux, la coopération bat son plein entre la Chine et l'Afrique. Lors du sommet qui vient de se tenir à Pékin (3-4 septembre 2018), le président Xi Jinping a annoncé 60 milliards de dollars de nouvelles aides, des annulations de dettes et un renforcement de la coopération militaire.

Source : Le Monde (lemonde.fr du 4/9/2018) - article de Frédéric Lemaître.

Le contraste se voulait saisissant, et il le fut. Les dirigeants africains viennent d’être reçus comme des princes à Pékin, qui a tenu à bien souligner sa différence d’approche par rapport aux Occidentaux – à commencer par le président américain, qui les avait choqués, en janvier, en parlant des Etats africains comme de « pays de merde ».

 

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Mots clés: Diplomatie Politique
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Actuel président de la Fondation Prospective et innovation, l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, s'exprimant dans un compte-rendu qu'il signe de son nom, analyse positivement les travaux du XIXe Congrès du Parti communiste chinois qui s'est réuni en octobre 2017, en particulier dans le contexte international actuel.

Source : site internet de la Fondation Prospective et Innovation ( www.prospective-innovation.org)

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Le contraste entre La Chine et les États Unis est, cet automne, particulièrement criant. Le XIXe congrès du PCC s’est déroulé de manière très prévisible alors que jour après jour Donald Trump s’affiche de plus en plus imprévisible. Zhongnanhai, le lieu du pouvoir chinois, est plus « lisible » que la Maison Blanche.

L’essentiel de la partition exécutée à Pekin, au grand rendez-vous du Parti Communiste Chinois (PCC) était écrit, noir sur blanc, dans le livre de Xi Jinping publié dans le monde entier en 2015 : « La gouvernance de la Chine ». Deja on pouvait lire:  » le parti se charge de la difficile tâche historique d’unir et de diriger le peuple ». L’ancrage « socialiste » était clair.

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En Chine, désormais, tout est « routes de la Soie ». Pour obtenir des financements, des investissements ou des aides, mieux vaut faire partie de cette liste très sélecte des pays membres de l’initiative OBOR, One Belt, One Road. « Une ceinture, une route », selon la terminologie officielle.

« Tous les pays partenaires des routes de la soie ont accès aux investissements chinois. Si vous n’êtes pas signataire vous êtes exclus », nous explique Moulay Hafid Elalamy, le ministre marocain de l’industrie en marge du dernier Forum sino-africain pour les investissements organisés à Marrakech les 28 et 29 novembre.

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Mots clés: Diplomatie Economie
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Je remercie Françoise, cette amie passionnée de littérature du XVIIe siècle qui m'a fait découvrir récemment l'existence du jésuite sarthois Joaquim Bouvet (1656-1730).

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Ce mathématicien membre de l'Académie royale des science de Paris, né au Mans en 1656, fut choisi en 1685, avec cinq autres jésuites, par le Roi Soleil pour faire partie d'une expédition scientifique à l'autre extrémité de l'Eurasie. L'objectif de Louis XIV ? Permettre, à la barbe des Portugais, détenteurs depuis l'accord pontifical du Padroado du XVIe siècle d'un monopole de l'évangélisation de l'Asie et de l'Afrique, d'instaurer des relations avec la Chine.

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"L’empire du Milieu n’a jamais aussi bien porté son surnom, en ces temps de « renaissance » où le pays se pose de plus en plus comme le rival des Etats-Unis", écrit François Bougon dans Le Monde daté du 20 février 2017.

Extraits  (Le Monde, 20/2/2017) :

C’est le monde à l’envers pour un œil occidental habitué à la représentation du globe en vigueur depuis le XVIe siècle. Les Etats-Unis sont renversés, New York est placée à l’ouest ; ce n’est pas le Pacifique qui sépare la Chine et les Etats-Unis, mais l’océan Arctique ; ce dernier devient une Méditerranée encerclée par l’Eurasie et le continent américain ; et surtout, l’empire du Milieu n’a jamais aussi bien porté son surnom, en ces temps de « renaissance » où la Chine se pose de plus en plus comme le rival des Etats-Unis.

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Mots clés: Diplomatie Economie
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A l'occasion de la réunion de la COP22 à Marrakech, le Monde Economie a publié le 4 novembre 2016 une analyse de Mamadou Lamine Diallo (ancien directeur de cabinet du président de la commission de l’Union africaine), Joël Ruet (économiste et chercheur au CNRS et président du think tank The Bridge Tank) et Wang Yao (secrétaire générale adjointe du comité pour la finance verte en Chine) par laquelle ils prévoient une "alliance objective entre la Chine et l'Afrique" à Marrakech.

Extraits :

Le Maroc accueille à Marrakech, du 7 au 18 novembre, la « conférence des parties » (COP22) à l’accord sur le réchauffement climatique. La présidence marocaine de la COP22 ne veut pas d’une simple « COP de mise en œuvre » de l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21 de décembre 2015 ; elle souhaite en faire une COP de l’Afrique et des Sud. Compte tenu de la stratégie chinoise, il faut s’attendre à voir émerger à Marrakech une alliance objective entre la Chine et l’Afrique.

D’abord, le Sud est pressé. L’Initiative africaine pour l’adaptation (AAI), projet panafricain signé lors de la COP21, a posé une priorité : mobiliser la finance pour l’adaptation au changement climatique. Le Maroc ne souhaite donc pas « organiser l’après-2020 » (date fixée pour la mise en œuvre de l’accord de Paris), mais bien avancer cette date. Une telle accélération serait un succès diplomatique mondial pour le pays hôte, tout en servant le volet africain de sa stratégie.

La Chine, qui cherche des relais de croissance, est l’alliée objective de ce projet. Championne de l’économie bas carbone par l’intermédiaires des « sept secteurs stratégiques émergents » (énergies renouvelables, véhicules propres, services environnementaux, etc.), qui devraient couvrir 15 % du PIB chinois en 2020, la « fabrique du monde » veut déployer ailleurs ces industries pour rentabiliser sa propre transition. Elle a donc tout intérêt à soutenir le calendrier marocain d’accélération de la transition mondiale.

Seconde demande de l’Afrique qui sera présentée à la COP22 et qui rencontre aussi l’intérêt bien compris de la Chine : consacrer autant de financements à l’« adaptation » (au changement climatique, qui concerne davantage le Sud) qu’à l’« atténuation « (la réduction des émissions, qui est la priorité du Nord). Car, aujourd’hui, la première ne draine que 12 % des financements. Le comité scientifique de la COP22 pourrait ainsi proposer un « guichet unique » pour les financeurs ; la Chine y voit son intérêt pour que ses propres innovations, de l’agriculture à la finance verte, se diffusent rapidement au Sud.

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Dans un article daté du 25 juillet 2016 et signé par Sébastien Le Belzic, Le Monde Afrique se penche sur les investissements de la Chine dans le secteur de l'énergie.

Extraits:

La Chine a beau être l’un des pays les plus pollués au monde, elle n’investit pas moins des fortunes dans les énergies vertes. Avec près de 90 milliards de dollars consacrés aux énergies renouvelables chaque année depuis 2014, elle est le premier investisseur mondial dans le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité. A quelques mois de la Cop 22 qui se tiendra du 7 au 18 novembre à Marrakech, la Chine pourrait jouer les premiers rôles sur le continent où elle est le principal investisseur dans le secteur des énergies vertes, loin devant la France et l’Italie. Au total, l’Afrique représente 13 milliards de dollars de contrats pour les entreprises chinoises !

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Selon un article du Monde Afrique en date du 5 octobre 2016, citant un expert américain David Dollar, du Brookings Institute, l'Afrique pourrait bientôt devenir l'usine de la Chine.

Extraits :

La Chine vieillit. Moins d’ouvriers dans ses usines, des salaires en hausse et une compétitivité en baisse : c’est la fin de l’âge d’or pour l’atelier du monde. « Cette situation représente une opportunité exceptionnelle pour l’Afrique », explique le chercheur américain David Dollar, du Brookings Institute. Pour cet ex-directeur de la Banque mondiale en Chine de 2009 à 2013, et ancien représentant du Trésor américain à Pékin, le continent africain pourrait tirer parti du rééquilibrage de l’économie chinoise.

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Mots clés: Diplomatie Economie
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Construit au début des années 1900 par la France, le chemin de fer qui relie Kunming, la capitale du Yunnan à la frontière vietnamienne (le Tonkin d'alors) offre un double symbole. Il permit tout d'abord à la France de figurer parmi les puissances occidentales désireuses de se partager le gâteau chinois. C'est alors la pleine époque, faut-il le rappeler, de la "politique de la canonnière" et du "dépeçage" de la Chine. La France, présente au Tonkin, convoite entre autres les richesses minières du Yunnan. Cette ligne de chemin de fer (qui a coûté aux contribuables français quelque cent millions de francs !) symbolise ensuite le haut niveau des ingénieurs français de l'époque. En effet, la ligne est une prouesse technique. Longue de 470 km, elle a nécessité la construction de 3422 ouvrages d'art, dont le célèbre viaduc de la Namty (photo). Cela eut un prix : plus de 12000  morts !

Voici, dans les lignes qui suivent, les principaux protagonistes de l'aventure yunnanaise...

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Mots clés: Diplomatie Histoire Yunnan
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Quand le premier représentant du gouvernement français au Yunnan raconte par le menu dans un langage tout sauf diplomatique ses relations au jour le jour avec les mandarins locaux...

Après avoir combattu au Tonkin les derniers "Pavillons noirs", Auguste Francois est nommé en 1900 consul à Yunnan-fu, l'actuelle Kunming, capitale de la province chinoise du Yunnan. Sa mission consiste à aider à l'avancement du projet de construction du chemin de fer depuis la capitale provinciale jusqu'au Tonkin. Il devra commencer par repousser l'assaut des Boxers qui, alors en Chine, s'en prennent aux "diables de l'Ouest" (les Occidentaux) accusés de dépeçage de l'Empire du milieu. Pendant son séjour, il rédige une abondante correspondance qui fut oubliée pendant cinquante ans puis redécouverte et publiée chez Calmann-Levy en 1990 par son petit neveu Pierre Seydoux sous le titre "Le mandarin blanc, souvenirs d'un consul en Extrême-Orient (1886-1904)". Dans cette correspondance, le lecteur retrouvera non seulement l'ambiance de l'époque mais aussi un tableau vivant et drôle des relations d´Auguste François avec les mandarins du Yunnan. Extraits...

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Mots clés: Diplomatie Histoire Yunnan
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Vingt avocats, juges et juristes, dont Robert Badinter, ancien garde des Sceaux, et Manfred Nowak, ancien rapporteur de l'ONU sur la torture, viennent de signer une lettre ouverte adressée au président Xi Jinping pour exprimer leur préoccupation à propos de la répression des avocats en Chine. La lettre ouverte a notamment été diffusée par Le Monde.fr (20 janvier 2016) et l'ACAT, une ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort. Extraits :

Nous, avocats, juges et juristes signataires de la présente lettre, écrivons pour partager notre profonde préoccupation quant au mouvement de répression sans précédent qui s'est récemment abattu sur des dizaines d'avocats défenseurs des droits de l'homme et a conduit à  la détention de plusieurs d'entre eux. Ce mouvement de répression a commencé le 9 juillet 2015 avec la détention de Wang Yu, de son mari Bao Longjun et de leur fils de seize ans à  Pékin. Depuis, des centaines d'€™avocats, d'employés de cabinets d'€™avocats et leurs familles ont été assujettis à  des mesures répressives allant de l'€™interrogatoire forcé à  la détention en passant par la disparition forcée.

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Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697-1782)

Qui connaît Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697-1782) en dehors des cercles étroits de la cartographie ? Pourtant, comme en témoigne le magazine Carto (N°19, sept-octobre 2013), ce cartographe et géographe du roi de France, érudit et collectionneur de cartes "publia en 1737 un atlas de la Chine qui fut pour les Européens la principale source d'informations géographiques sur l'Empire du Milieu pendant plusieurs générations".

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Cette carte générale de la Chine réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville s'inscrit, selon le magazine Carto, "dans la tradition des premières représentation européennes concues sur le modèle des documents chinois avec la Grande Muraille, les cours d'eau et le lac central surdimensionnés".

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Mots clés: Diplomatie Histoire
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À sa manière, Pékin a montré l'urgence d'agir pour le climat. Le 30 novembre, la capitale chinoise a affiché une pollution record: une concentration de 976 microparticules par mètre cube d'air au lieu des 25 maximum admises par l'Organisation mondiale de la Santé.

A la veille de l'ouverture de la COP 21 à Paris, voici ce que proposait l'auteur de l'ouvrage Le capital au XXIe siècle (Seuil, 2013) pour répartir les responsabilités du dérèglement climatique et la participation de chacun au Fonds vert destiné aux pays pauvres touchés par les effets du réchauffement. Sa proposition concernant la Chine tient compte et de sa population et de la destination finale de sa production.

Extrait du blog de Thomas Piketty (Piketty.blog.lemonde.fr) daté du 28 novembre 2015 :

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Le succès du sommet planétaire sur le climat qu'accueille Paris en ce 29 novembre 2015 semble à portée de main notamment grâce à ... la Chine. Ce faisant, l'Empire du milieu devient un acteur majeur de la communauté internationale alors qu' il y a un peu plus de deux siècles, la relation de la Chine au monde, en matière de diplomatie, ne se concevait que dans le strict cadre du tribut et de l'allégeance au Fils du Ciel.

Principal pollueur mais également principale victime du changement climatique, Pékin a décidé de contribuer pleinement à la réussite de la COP 21. Pourtant la lecture de l'ouvrage d'Alain Peyrefitte, "L'empire immobile ou le choc des mondes" (Fayard, 1989) rappelle combien ce pays, lorsqu'il était au sommet de sa puissance au milieu du XVIIIe siècle, réduisait la diplomatie à la stricte allégeance au Fils du Ciel, refusant tout écart par rapport aux rites immuables et toute innovation susceptible de mettre en danger le pays le plus peuplé du monde. Ce livre d'Alain Peyrefitte n'a certes pas connu le succès de "Quand la Chine s'éveillera..." paru quelques années plus tôt et consacré à la Chine de Mao. Pourtant, il a le mérite, en s'appuyant sur les sources autant chinoises qu'occidentales, de décrire par le menu ce qu'était la diplomatie chinoise à l'époque de Qianlong, empereur de la dynastie Qing de 1736 à 1796. Le récit est celui du fiasco de la mission que George III, roi d'Angleterre, confia en 1793 à Macartney pour tenter d'ouvrir une ambassade à Pékin.

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Mots clés: Diplomatie Histoire
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C’est une belle exposition de photos, Un train pour le Yunnan,  que présente de février à avril 2015 le musée Guimet autour de la construction, dans les années 1900, de la vertigineuse ligne de chemin de fer longue de 470 km, reliant Lao-Cai en Indochine à Yunnan-fu (depuis devenue Kunming), capitale de la province chinoise du Yunnan. L’exposition présente des photographies de Georges-Auguste Marbotte (1861-1936) léguées au musée en 2014, agréablement complétées par celles d’Auguste François, ancien consul de France au Yunnan de 1900 à 1904. Les photos reprises dans ce billet sont de Marbotte et les figures sont extraites de "Le chemin de fer du Yunnan Vol. 1et II, Paris, Imprimerie G. Goury).

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Mots clés: Diplomatie Histoire Yunnan

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